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Physical AI : SAP pilote des robots depuis EWM et la maintenance

À TechEd, SAP présente Physical AI : des tâches d'entrepôt et de maintenance confiées à des robots, avec retour des résultats dans le système SAP.

La rédaction · 31 octobre 2026 · 3 min de lecture

Le 27 octobre, dans le cadre de SAP TechEd 2026, SAP a dévoilé Physical AI by SAP. L'offre relie des robots et des systèmes physiques aux processus gérés dans SAP. Le texte, signé de Lukasz Ostrowski, responsable mondial de Physical AI et de la robotique chez SAP, résume l'idée ainsi : « Physical AI by SAP helps businesses act ». Voici ce que l'annonce contient, et ce qu'elle laisse ouvert.

Le principe : le système SAP décide, le robot exécute

Selon SAP, le système métier détermine ce qui doit être fait et pourquoi. Chaque tâche physique est rattachée à son contexte : priorité de la commande, règles de sécurité, stock, conformité. Le robot réalise la tâche, puis le résultat revient dans SAP sous forme de données structurées.

SAP décrit quatre volets :

  • des actions physiques déclenchées par le processus métier ;
  • des preuves physiques qui alimentent les flux de travail, avec une piste d'audit pour chaque tâche ;
  • une exécution gouvernée, bâtie sur la SAP Business AI Platform, avec traçabilité, auditabilité et contrôle humain ;
  • une approche indépendante des fournisseurs : l'entreprise choisit ses appareils et ses modèles d'IA, SAP apporte le contexte, l'orchestration et la gouvernance.

Les données issues du terrain alimentent SAP Business Data Cloud sous forme de nouveaux produits de données.

Entrepôt et maintenance : les deux usages cités

Deux modules SAP sont nommés. SAP Extended Warehouse Management (EWM) envoie des tâches d'entrepôt, et SAP Plant Maintenance déclenche des inspections à partir des plans de maintenance.

Foxconn, par la voix de son responsable de Physical AI, le Dr Wang, évoque des tâches EWM qui orchestrent directement des robots humanoïdes et des systèmes de transport autonomes. Les résultats vérifiés des inspections retournent ensuite dans SAP.

Des exemples chez des industriels

SAP cite quatre cas, d'ampleur inégale :

  • Arçelik-LG (coentreprise de fabrication de climatiseurs) : un robot humanoïde exécute et enregistre des tâches de stockage à l'entrée, afin de réduire les erreurs de placement. L'entreprise évoque des économies potentielles « de plusieurs millions d'euros », sans autre chiffre. Le partenaire est FairConsult 24|7.
  • Intel : une preuve de concept sur son site de Chengdu, en Chine, relie des flux SAP à des robots en périphérie. Les tâches de transport deviennent des missions de robot, ce qui réduit les distances parcourues et la manutention manuelle. Le partenaire est Anu Intelligence.
  • Holcim : après le Embodied AI Jam d'août 2026, le groupe de matériaux de construction fait inspecter des convoyeurs et des fours par des robots quadrupèdes, et des zones difficiles d'accès par des drones. Un plan de maintenance dans SAP déclenche le robot, et un avis de maintenance est créé en retour dans SAP. Les partenaires sont Cyberwave, Field AI et Hybird.
  • Foxconn : les usages décrits ci-dessus, sans cas détaillé.

Ce que cela change pour vous

Pour une entreprise utilisatrice de SAP en logistique ou en production, la nouveauté est moins le robot que le circuit. La tâche part d'EWM ou de Plant Maintenance, la preuve revient dans le même système, et la trace reste dans votre référentiel. Cela évite de monter un outil de pilotage séparé pour chaque fournisseur de robots.

Les limites sont à lire avec attention. L'article ne donne ni prix, ni date de disponibilité générale, ni spécifications techniques. Les résultats sont surtout qualitatifs, et le cas d'Intel est une preuve de concept. SAP invite les clients à « commencer dès aujourd'hui » leur parcours via son programme Industry AI, avec une adresse de contact dédiée ([email protected]).

Avant de lancer un pilote, trois questions méritent d'être posées à vos équipes : quels processus EWM ou de maintenance sont assez stables pour être confiés à un robot, qui valide les résultats remontés, et quels partenaires physiques seront retenus. Le modèle indépendant du matériel laisse ce choix à l'entreprise, ce qui en fait aussi une responsabilité de projet.

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